Une barricade. Derrière elle, l’ennemi et le monde extérieur.
Ici, cinq personnages. Qu’est ce qui les réunit ? Chacun d’entre eux doit tenir ; il faut penser au groupe, être prêt en cas d’attaque...
La situation est de plus en plus explosive, invivable. Ils sont sur un fil, ils peuvent tomber, craquer mais ne l’avouent jamais, sauf une, celle qui tombe amoureuse. La sentinelle change. Aucun ennemi ne s’est déclaré. Certains l’attendent, d’autres ont arrêté de l’attendre.
Dans ce temps suspendu, à travers ces cinq personnages, l’auteur traite avec intelligence le thème de l’enfermement jusqu’à l’extême ; l’impossibilité d’écouter l’enfant qui se bat qu fond de soi.
Philippe Beheydt s’insinue dans les interstices de la pensée de celui qui toujours doit monter la garde, qui jamais ne doit s’endormir et vit dans l’obsession d’un souvenir qu’il n’aura jamais pu surmonter.
Le monde extérieur est loin, ils ne s’y confrontent pas, ne le connaissent plus et donc ne se reconnaissent plus entre eux.
Cette pièce magnifique est interprétée par des acteurs talentueux.