La pièce et Notes d'intention de mise en scène

La pièce et Notes d’intention de mise en scène

« Le 8 avril 1949 on découvre en France, dans un wagon de marchandise, un morceau de corps humain.

Dans les jours qui suivent, en France et ailleurs, dans d’autres trains de marchandises, on continue à découvrir d’autres morceaux de ce même corps. Puis ça s’arrête. Une seule chose manque : la tête. On ne la retrouvera jamais.

Grâce à ce que l’on appelle le recoupement ferroviaire l’enquête permet de découvrir que tous les trains qui ont transporté les morceaux de ce corps sont passés — quelle que soit leur destination — par un même point, à savoir : sous le pont de la Montagne pavée, à Viorne, circonscription de corbeil.

Très vite, la commune de Viorne, 2500 habitants, 75 portugais, investie de fond en comble par la police, livre son dépeceur de cadavres : une autre femme, Claire Amélie Lannes, 51 ans, ressortissante de Viorne depuis vingt ans, depuis son mariage avec Pierre Lannes.

Dés qu’elle se trouve en face de la police, Claire Lannes avoue son crime. Elle dit avoir assassiné sa cousine Martie-Thérèse Bousquet, sourde et muette.

Malgré son évidente bonne volonté tout au long du procès, Claire Lannes n’a jamais réussi à donner d’explications à ce crime. »

L’action se déroule dans le parloir d’une prison.

« L’interrogateur » rencontre Claire Lannes, emprisonnée pour le meurtre de sa cousine Marie-Thérèse Bousquet, sourde et muette. Tout au long de son interrogatoire, il tentera d’expliquer ce geste, de comprendre, de questionner l’obscurité de Claire. Au fil des mots et des questions qui ne sont jamais les bonnes, tous deux se rencontrent, s’apprivoisent et se cherchent.

Nous avons fait le choix de ne travailler que sur l’interrogatoire de Claire Lannes (le théâtre de l’amante anglaise se découpant en 2 parties 1. Pierre Lannes 2. Claire Lannes.) Toutefois L’interrogatoire de Pierre Lannes apparaîtra par bribes aux spectateurs, tel un écho, une résonance à l’action scénique.